Loi d’amnistie au Bénin : «Boni Yayi n’est pas concerné» dixit son avocat, Me Agbodjo
La loi N°2019-39 portant amnistie des faits criminels, délictuels et contraventionnels commis lors des élections législatives d’avril 2019 votée par les députés de la 8ème législature et promulgée après par le chef de l’Etat Patrice Talon le jeudi 07 novembre 2019 ne concerne point l’ancien président Boni Yayi. C’est du moins ce que l’avocat du l’ex Chef d’Etat, Me Agbodjo nous fait comprendre.
Selon l’avocat du président d’honneur du parti Fcbe, «Boni Yayi n’a jamais fait l’objet d’une procédure pénale dans le cadre des événements liés aux élections législatives parce qu’il n’a fait pas l’objet d’une inculpation, ni d’un mandat d’amener encore moins d’un mandat d’arrêt».
Alors que la loi d’amnistie a été claire en précisant «des faits criminels, délictuels et contraventionnels commis lors des élections législatives d’avril 2019».
Donc techniquement et juridiquement, Boni Yayi n’est pas concerné par cette loi d’amnistie. «Il ne faisait pas l’objet d’une condamnation et donc, on ne peut pas dire dans l’état actuel qu’il bénéficie d’une loi d’amnistie, techniquement et au plan juridique de la procédure», a expliqué Me Agbodjo.
Pour l’avocat de Boni Yayi, «si cette loi d’amnistie a été votée, elle est sans conséquence sur la volonté du président Boni Yayi de revenir au Bénin». Car, parti pour des raisons de santé, l’arrivée de l’ancien chef d’Etat au Bénin est annoncée bien avant l’idée d’une loi d’amnistie.
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A en croire l’avocat Agbodjo, Boni Yayi n’est pas dans le lot de ceux qui sont liés à cette loi d’amnistie, donc dès qu’il aura le feu vert de ses médecins, il rentrera au bercail. Loi d’amnistie ou pas, le président Boni Yayi est juridiquement libre de revenir au pays quand il se sentira mieux.
«Monsieur Boni Yayi est parti du Bénin pour des raisons médicales. Il n’est pas parti du Bénin pour des raisons judiciaires. Et ça, c’est ce qu’il faut préciser. Ce qu’il compte faire, c’est ce qu’il avait toujours souhaité faire quand il partait. C’est-à-dire, rentrer chez lui lorsqu’il sera libéré par ses médecins», a indiqué l’avocat de Boni Yayi.
«Donc son retour n’était pas lié à un vote ou non d’une quelconque loi d’amnistie», a martelé l’avocat Agbodjo.
Par Victor MAHUNON


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